sabato 1 aprile 2017

FORMATION DE TALIBES ET ELEVES VOLONTAIRES POUR LA SANTE

Depuis 3 ans, chaque début d'année scolaire, avec l'aide de volontaires dee Janghi (Alessandro nutritionniste, Antonio tecnicien de la santé qui viennent d'Italie et Sylvestre, Ahmad, Dr Alexander et autres du Sénégal) nous faisons une visite médicale et nutritionnelle de tous les enfants de l'Ecole de Enfance et Paix et des trois Daaras avec qui nous collaborons.

La visite annuelle permet de dépister plusieures maladies et nous essayons avec l'appui aussi de nos sympathisants, comme Valérie, de fournir les soins et médicaments pour tous ceux parmi eux qui n'en ont pas les moyens, comme les talibés.

Mais un problème se pose: au Daara qui va administrer les médicaments aux talibés? Comment vont-ils savoir respecter le dosage, l'horaire et la durée d'administration? Où vont-ils garder les médicaments?
En cas de dépistage de dénutrition, qui va assurer une alimentation adaptée à l'enfant? Comment aider le Daara a prendre les mesures adéquates?
Et comment aider à prevenir la plupart des maladies que nous rencontrons et qui sont liées au manque d'hygiène?
En plus la santé ne conceerne pas seulement le corps. Comment faire comprendre aux encadreurs que si un enfant change brusquement de comportement, commence par exemple à faire pipi au lit, ça ne signifie pas nécessairement qu'il est tétu et désobeissant, mais qu'il pourrait peut etre avoir un problème psychologique? 
Comment faire comprendre aussi qu'il est inadmissible de voir un enfant couvert de cicatrices de coups de fouet?

C'est ainsi que Janghi et Enfance et Paix ont décidé d'organiser une formation pour des talibés volontaires de la santé. On a demandé que les responsable (Seigne) des Daaras choisissent parmi leurs talibés plus instruits au moins deux volontaires pour veiller à la santé de leurs camerades.
On a ensuite pensé à inclure dans la formation aussi deux élèves volontaires de l'Ecole, non talibés.


Les objectifs de la formation ont été donc formulés en fonction des problèmes posé plus haut :

Objectif général
permettre au volontaire de santé au Daara, de veiller au bien être physique et psychologique du talibé et savoir prendre les mesures nécessaires pour prévenir, soulager, faire diagnostiquer et assurer la prescription du médecin pour les maladies plus fréquents rencontrées dans leur milieu.

Objectifs spécifiques
A la fin de cette formation le talibé volontaire pour la santé sera capable de:
  1. Expliquer l'origine des infections qu'ils rencontrent plus souvent, la notion de micro-organisme pathogène, les modes de transmission et la place de l’hygiène dans la prévention. 
  2. Reconnaitre les maladies de la peau plus fréquentes dans leur milieu (gale, teigne du cuir chevelu, infections cutanées), comment les prévenir et les principes du traitement
  3. Comprendre le rôle d’alerte de la fièvre et de la douleur, comment les soulager en attendant de voir le médecin pour en traiter la cause
  4. Expliquer les notions de base sur le paludisme, son mode de transmission, sa prévention, et en quoi consiste sa gravité
  5. Reconnaitre les signes de la grippe et des maladies respiratoires qui peuvent en découler, leur mode de transmission, leur prévention. 
  6. Asthme et allergies liées à la pollution atmosphérique.
  7. Expliquer l'origine des maladies diarrhéiques ou "maladie des mains sales", leur mode de transmission, leur prévention et comment éviter la déshydratation qui en consiste la gravité
  8. Expliquer la cause des vers intestinaux, l'aspect de ceux visibles à l'oeil nu, les signes, la prevention.
  9. Remplir et classer les fiches des talibés malades et comment y inscrire les modalités d'administration des médicaments en respectant l’horaire et le dosage
  10. Conserver correctement les médicaments et produits de soins dans la boite à pharmacie
  11. Organiser une meilleure hygiène personnelle et environnementale des talibés au Daara
  12. Comprendre le rôle des différents types d'aliments dans le maintien de la santé et l'importance d'une alimentation équilibrée
  13. Reconnaitre les signes de malaise psychologique et comment essayer de le prendre en charge
  14. Connaitre les droits fondamentaux de l’enfant y compris dans le cadre de l’Islam et comment veiller à ce qu’ils soient respectés


La méthodologie

La formation s’est déroulée en 5 jours et comprenait:
  • Une partie théorique, chaque après-midi de 15h a 18h, administrée par Dr Maria Laura Mbow pour les 11 Objectifs spécifiques et par Abdoulaye et Mamady Sadio pour le 11ème objectif.
  • Une partie pratique se déroulait le matin, au niveau des Daaras, où Sylvestre aidait à la mise en application des notions expliquées la veille.





La partie théorique était faite en wolof avec quelques illustrations imprimées (maladies de la peau, microbes et parassites, mode de transmission, les 4 gropes d'aliments)




 et l'observation de quelques signes de maladies sur des talibés ayant accepté de venir les montrer (maladies de la peau et caries dentaires). .
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Chaque notion expliquée était suivie d'une discussion







Le cours sur les droits de l'enfant fait par Abdoulaye et Mamady Sadio a été suivi d'une discussion particulièrement passionnante et a vu la participation active de tous. Les talibés ont su montrer comment l'Islam soutient le droit des enfants. 





Le dernier jour a été consacré au rappel des notions et à leur concrétisation.
On est revenus sur la notion de microbes, le mode de transmission et l'importance de l'hygiène et il y a eu à ce propos un travail de groupes (un groupe pour chaque Daara et un pour l'Ecole). Chaque groupe a élaboré un programme de néttoyage regulier dans sa structure qu'ils s'engage à realiser. Un comité de suivi des engagements à été crée par les enseignants de l'ecole.

Le matériel
Chaque groupe (les 2 Daaras et l'Ecole) a réçu un kit de produits d'hygiène et une Boite à Pharmacie équipée d'un thermomètre, de differents produits et matériel pour désinfection et pansement de plaies et quelques médicaments de premier secours (pour calmer la fièvre et les douleurs et pour calmer les maux de ventre). Dans la boite à pharmacie il ya aussi un casier avec les fiches à remplir pour les malades sous traitement. Des exercises de remplissage et utilisation des fiches ont été faits. 
Les participants
La formation avait été prévue au début pour les six volontaires talibés des 3 Daaras  et deux élèves volontaires de l'école. Mais dès le début quelques enseignants de l'Ecole ont demandé à se joindre au groupe suivi ensuite par d'autres élèves. Malgré l'absence d'un des Daaras (son responsable étant malade) la formation a vu une participation bien au dela de ce qui était prevu. De 14 participants le 1er jour on est passé à 16 le 2ème jour, 18 le 3ème et 4ème jour pour terminer avec 22 le 5ème jour. 
Le groupe était heterogène avec 9 talibés (dont un est en realité un oustaz), 8 élèves et 5 enseignants, Cela n'a pas empeché à tous les participants de prendre la parole, poser des questions, répondre, expliquer. On ne voyait plus la différence entre talibé, oustaz, élève et enseignant de l'école et tous ont montré le meme intéret et la meme passion à participer à quelque chose qui n'était ni obligatoire ni remuneré.
Les témoignages à la fin de la formation ont été émouvants aussi bien celux des talibés que ceux des élèves ou des enseignants. Tous ont dit la joie d'apprendre des nouvelles choses et de savoir qu'ils pourront les utiliser pour aider les autres. Une élève a dit que son rève est de devenir un jour sagefemme, et qu'avec cette formation elle a l'impression que le reve a commencé à se réaliser.
  




sabato 18 febbraio 2017

FINALMENTE A CASA!


Alla scoperta dei villaggi di provenienza dei talibés





Siamo superfelici! Il nostro Serigne ci ha annunciato la bellisima notizia.
Quest'anno al Gamou (la festa religiosa annuale della nostra regione) potremo partecipare anche noi, potremo tornare quasi tutti a casa, almeno tutti quelli che non ci sono stati l'anno scorso.
Ci ha spiegato che con l'aiuto di Janghi il trasporto è assicurato e Sylvestre verrà con noi!

Siamo partiti di notte ma nel pullman eravamo così eccitati che non siamo riusciti a dormire

e dopo molte ore, di prima mattina eccoci arrivati, Scendiamo tutti infreddoliti ma contenti.
                                                
                            Siamo a Niahene, il villaggio più grande che è anche quello del nostro Serigne. 
                                        Khalifa sta gia andando verso casa con le sue stampelle.

Ecco la casa di Mamadou che è corso a salutare il suo asinello.

E poi ci mettiamo a correre tutti per accompagnare Babacar e Modou nelle loro case.


                                                       Ci raggiunge anche Sylvestre



 Eccoci arrivati a casa di Babacar, il suo papà ci accoglie con un grandissimo sorriso.







 Anche Mamadou è felicissimo. Finalmente a casa.


Un ultimo saluto. A più tardi

Poi partiamo per i villaggi di Modou, Babacar Ba e i due fratelli Mor e Madike Sall.
E' lontano, bisogna prendere un car rapide (trasporto pubblico)

Passiamo per il louma, il mercato del giovedi

Qui scendiamo e continuiamo con un carretto

Eccoci arrivati 

Mor Sall ha ritrovato sua nonna era da 2 anni che non la vedeva e si ferma li accanto a lei che ha mille cose da raccontargli

Mor Sall esce tutto contento. Sua nonna è la sua migliore amica.


Ed ecco che si riparte, siamo a piedi ma finalmente vediamo un carretto con gli amici di Mor Sall. 
Ci danno un passaggio

Aliou si ferma, é arrivato al villaggio.... vuole fare la sorpresa alla mamma arrivando direttamente nella capanna



Ecco le capanne di Babacar, Sidy e Baba accolti con gioia dalle sorelle.
Fatou è commossa di rivedere il fratellino.

Fatou si mette subito a cucinare peer noi

Mentre noi ritroviamo gli amici e i giochi di un tempo.



Ovunque vedi talibés pazzi di gioia correre di casa in casa, salutare, chiamare gli amici...


Sono felici persino di ritornare ad occuparsi dei loro animali 



Ma la gioia più grande è quando rivedono la mamma.

Arrivato al villaggio Mansour ha riabbracciato sua mamma.
Suo padre è morto nel 2013. Era lo zio del Serigne ed era un grandissimo marabout della zona
Mansour è felice di essere li accanto alla mamma ed aiutarla a sbucciare le arachidi. 
E la mamma è ancora più felice di lui.


E ovunque nei villaggi si vedono mamme felici e commosse di aver rivisto i loro bambini


venerdì 4 novembre 2016

I PICCOLI PEUL FOUTA DELLE ALMADIES A SCUOLA ANCHE QUEST'ANNO

Non ti preoccupare, provo io, mi ha detto Sylvestre, volontario di Janghi, in settembre quando gli raccontavo completamente scoraggiata che i 6 bambini  che con Janghi eravamo riusciti ad iscrivere alla scuola pubblica di Ngor (vedi  Una bella vittoria: iscrizione a scuola ed estratto di nascita per 6 bambini del mio quartiere ) l'anno scolastico scorso non avevano imparato praticamente niente.

Sono Thierno  (vi ricordate? Anche Thierno ha diritto di andare a scuola ) e gli altri bambini figli degli immigrati della Guinea che come lui vivono alcuni in baracche altri in una casa abbandonata, ai margini delle ville delle Almadies, il quartiere residenziale di Dakar. 
Erano tutti cresciuti per strada senza nessuna speranza di poter un giorno andare a scuola perché i loro genitori non li avevano dichiarati alla nascita, laggiù al villaggio, in Guinea e avevano perso ogni speranza di riuscire ad ottenere un estratto di nascita tardivo richiesto per l'iscrizione. Ma con l'aiuto del Direttore della scuola e il sostegno dei donatori di Janghi eravamo riusciti a riempire tutte le condizioni per farli accettare a scuola.

Avevano cominciato bene, tutti fieri e contenti, anche se in ritardo, alcuni in Dicembre altri in Gennaio. Non era facile per loro, malgrado un supposto sostegno di qualche ora a settimana con un insegnante della scuola che il Direttore ci aveva chiesto di pagare per ricuperare i mesi persi. 

Non era facile perché oltre al ritardo all'iscrizione non parlavano nè il wolof (la lingua più parlata in Senegal) né tanto meno il francese. Inoltre sono stati distribuiti in varie classi del CI (la classe d'introduzione alle elementari, prima della 1a) tutte di 40 o 50 allievi con l'insegnante che non poteva certo occuparsi di ritardatari con i quali non riusciva neppure a comunicare.

Non è stato facile sopratutto perché in marzo, in pieno anno scolastico, il sindaco ha deciso di fare distruggere tutte le loro baracche (vedi Perché hanno distrutto le nostre baracche?) e non sapevano più nè dove dormire nè dove stare. Alla fine si sono tutti raggruppati nella casa abbandonata già sovraffollata e le condizioni per studiare erano totalmente inesistenti.

Allora Sylvestre si è dato da fare. Fin da prima che ricominciasse l'anno scolastico al CREC di Enfance et Paix è venuto a stare per una decina di giorni a casa mia alle Almadies e si è messo a fare loro scuola mattina e sera.

Con l'aiuto di un falegname ha costruito la lavagna e si è presentato alle loro famiglie nella casa abbandonata. Ha detto di fare spazio contro una delle pareti e sopra in vecchio bidone ci ha appoggiato la lavagna. Ha detto ai bambini di cercarsi ciascuno una "sedia" e venire a sistemarsi di fronte alla lavagna.
Gli adulti presenti hanno subito lasciato il posto e si sono messi in disparte a guardare incuriositi. I bambini hanno ubbidito e in pochi minuti la classe era pronta.
Abbiamo comprato gessetti e lavagnette per ogni bambino e le lezioni sono cominciate.



Nei primi 10 giorni di insegnamento intensivo hanno tutti fatto progressi enormi.
Abbiamo potuto iscriverli al CP (prima elementare) e il direttore ha accettato di prendere altri due nuovi bambini e aiutare anche per loro la procura di un estratto di nascita tardivo.
L'anno scolastico è cominciato e i bambini vanno volentieri, contenti e fieri di riuscire finalmente a seguire le lezioni.
Una o due volte a settimana, quando Sylvestre riesce a liberarsi dal lavoro al CREC di Enfance et Paix viene alle Almadies e si presenta alla casa abbandonata. In un attimo lo spazio è pronto e i bambini seduti ciascuno sul suo "sedile"

I bambini più piccoli si sistemano non troppo lontano per poter guardare incuriositi e sognare il giorno in cui anche loro potranno andare a scuola.
I papà e le mamme presenti in casa in quel momento, prendono i bebè in braccio e si mettono un po in disparte, quasi nascosti ma attentissimi. Felici ed interessati a seguire la lezione.... chissà che forse in questo modo, zitti zitti, anche loro non impareranno a leggere....

Grazie Sylvestre per ciò che riesci a fare!!!












giovedì 1 settembre 2016

Sostegno alla decisione del governo senegalese di vietare la mendicità dei bambini

Carissimi tutti,

dopo quasi 3 mesi di assenza (sono rimasta in Italia piu a lungo di quanto previsto perché ho avuto un occasione fantastica di poter fare la nonna a tempo pieno e non l'ho voluta perdere) rieccomi tornata in Senegal.

Sono tornata con un po di apprensione perchè ci sono stati imprevisti che incideranno non poco sulle nostre potenzialità e che impongono una riflessione e discussione intense.

Immagino infatti che con la tragedia del terremoto sarà sicuramente molto difficile almeno per un po, fare azioni di raccolta fondi in Italia per i bambini in Senegal. 

Ma i bisogni qui ci sono ancora. Anzi, anche in Senegal ci sono novità. Come sapete c'è stata una nuova disposizione del governo che vieta la mendicità dei bambini, con effetto immediato ma purtroppo senza praticamente nessuna misura di accompagnamento. 


Quindi improvvisamente in luglio i talibés si sono trovati senza nessuna possibilità di nutrirsi. 

Per sopperire al problema nell'immediato con Janghi avevamo mandato subito dei soldi per comprare loro prodotti alimentari supplementari e questo ha permesso ai 3 daara nei quali interveniamo di fare fronte alla situazione.

Con il tempo i daara si sono organizzati chi in un modo chi nell'altro, ma non hanno rimandato i bambini a casa come pensavo.
Un po forse perché con il periodo di soudure (quando ancora non c'è il raccolto) i granai sono vuoti e il ritorno di bocche da sfamare avrebbe creato seri problemi ai genitori,



E un po anche perché i daara non vogliono chiudere e questo non lo vuole neppure il presidente della repubblica ne le popolazioni.

Quindi la situazione adesso varia da un quartiere all'altro in funzione di quanto le autorità del quartiere vogliono o non vogliono apoggiare l'iniziativa del governo e in funzione della forza politica locale dei marabouts dei daara.
Alle Parcelles Assainies, il quartiere dove interveniamo noi, i talibés hanno ripreso a mendicare e la cosa viene momentaneamente tollerata. 

Ma con Sadio di Enfance et Paix che ho sentito regolarmete per telefono e mail, ci eravamo detti che era importante seguire a livello della prefettura le decisioni che vengono man mano prese dal governo per far fronte alla situazione e capire come appoggiare l'iniziativa senza far soffrire i bambini.
La presenza di Sadio alle riunioni della Prefettura con varie associazioni ed ONG locali ha permesso di mostrare il nostro pieno coinvolgimento al problema. 

Una delle soluzioni che avevamo trovato era di coinvolgere maggiormete la comunità che gravita intorno ai daara in modo che cio che i daara ricevevano prima attraverso l'elemosina dei talibes lo ricevano ora direttamente dalla gente del quartiere. 
La comunità si sentirà in questo modo più coinvolta e vorrà assicurarsi che i loro doni servano esclusivamente ai bambini.

Ed è cosi che Sadio ha fatto molte riunioni con i vari gruppi della comunità delle Parcelles Assainies (imams, associazioni di donne, associazioni di emigrati etc.) e ha ottenuto il sostegno verbale di molti di loro.
Questo sostegno lo vuole materializzare ora in un CADRE DE CONCERTATION ET SOLIDARITE o accordo ufficiale che sarà firmato questo venerdi pomeriggio alla Giornata di lanciamento.



Sadio non ha voluto citare Janghi nell'invito per non dare l'idea che Enfance et Paix ha un finanziatore straniero perché cio creerebbe delle aspettative nelle popolazioni invece di stimolare la solidarietà, ma verbalmente ha spiegato chi siamo e come collaboriamo. Sarà durante la riunione, alla quale participerò come rappresentante di JANGHI, che potro' spiegare meglio a viva voce ai presenti e chiarire il nostro modo di intervenire e quanto è importante anche per noi la collaborazione della comunità.

Dopo la riunione di venerdi vi mandero una rendicontazione.
Un caro saluto a tutti.

Lala Maria laura

lunedì 2 maggio 2016

Tournoi de football des talibés

Il est dèja 16h et les salles des Classes Spéciales 1 et 2 sont vides. Mamadi et Sylvestre, les enseignants, commencent à se preoccuper.



D'habitude les 41 talibés inscrits (30 dans la Classe Spéciale 1 et 11 dans la Classe Spéciale 2) ne s'absentent jamais, ils viennent toujours avec enthusiasme à l'école, non seulement, mais ils amènent souvent des talibés supplémentaires non inscrits. Qu'est il donc arrivé?


Sylvestre (enseignant à l'école de Enfance et Paix e volontaire de Janghi) se propose d'aller voir au   Daara de Mame Khalifa Niass, dont proviennent la plus grade partie des talibés inscrits, pour voir ce qui se passe. Il sait qu'ils ne sont pas allés mendier car les accords étaient très clairs avec le marabout: nous avons crée des classes spéciales pour tenir compte des exigences du Daara mais aux heures concordées les enfants seront à l'école et pas dans les rues à mendier. En plus le jeudi est toujours un jour de repos dans tous les Daaras donc ils ont tout le temps pour venir. Il y a surement quelque chose qui est arrivé, pense Sylvestre en accelerant le pas.


Il arrive au Daara et là aussi aucune trace des talibés. Il y a l'épouse du marabout qui est en train de laver le linge avec deux filles talibés et à coté un des assitants du marabout. Ils rassurent Sylvestre: "nous les avons entendus parler d'un match de football, ils sont surement allés jouer au terrain derrière votre école".
Depuis quand des talibés font des match de football? se demande étonné, mais tranquillisé, Sylvestre.

Et effectivement il les trouve là, au terrain sablonneux laissé libre  par les maisons du quartier, à disposition des jeunes.
Ils sont en plein dans le match. Onze des plus grands forment l'équipe du Daara Mame Khalifa Niasse. Les plus petits sont assis sur le sable à encourager leur équipe. Quand ils voient Sylvestre les petits spectateurs lui expliquent tous excités que leur équipe est en train de vaincre. Ils jouent contre l'équipe des talibés du Daara de Soprim. Ceux derniers semblent plus organisés, tous avec leur tenue de football verte, presque des professionnels, alors que les notres portent leurs habits vieux et déchirés habituels. Neanmoins ce sont eux qui sont en train de gagner.... "Buuut" s'écrient tous ensemble les petits talibés en sautant comme des fous. Mansour a marqué un but et les talibés courent à l'embrasser. Le match continue encore quelques miinutes.
L'arbitre, choisi par l'ensemble des talibés des deux équipes parmi les jeunes du quartier qui fréquentent le terrain, siffle la fin du match et désigne l'équipe gagnante: 2-0 pour Mame Khalifa Niass. Nos talibés fous de joie se precipitent vers la boite de conserve de tomates bien placée par terre prés du terrain. Ils en sortent plein de pièces de monnaie et vérifient: elles sont toutes là. 5000 Fr Cfa, corriespondant aux 2500 que chacune des deux équipes avait versé avant de commencer le match. C'est le butin de la victoire.

Sylvestre très amusé par cette nouvelle activité des talibés essaye de foncer les sourcils pour leur dire qu'ils ne doivent pas s'absenter des cours sans avertir, donner une raison serieuse et demander l'autorisation. Les talibés tous en sueur et très excités lui disent que c'est déjà le deuxième match qu'ils font avec les talibés de Soprim et qu'ils avaient gagné meme au premier.  Ils expliquent que ce sont ceux de Soprim qui ont demandé à ce qu'on joue le jeudi car c'est leur seul après midi libre. Mais ce n'est qu'un seul jeudi par mois et ils promettent qu'ils doubleront d'effort à l'école pour recuperer ce temps d'absence.

Ils montrent a Sylvestre les 10.000 qu'ils ont accumulé en gagnant aux deux match et lui expliquent qu'avec cet argent ils veulent acheter les tenues de football afin que leur équipe aussi soit professionnelle comme celle de Soprim, mais qu'il leur manque encore 9000. Sylvestre leur promet qu'il en parlera a Janghi.

Et voila que la semaine suivante, juste après avoir reçu les 9000 Fr donnés par Janghi ils retournent chez Sylvestre avec leurs nouvelles tenues de football rouges. Ils sont tous fiers et se mettent en position avec leurs arbitres du quartier pour la photo. Qui pourrait savoir que ce sont des talibés?



Mais alors les petits talibés qui s'entrainaient eux aussi souvent avec les petits du Daara Soprim dans un coin du terrain, demandent à leur tour une aide pour avoir des tenues de football.
Eux ils n'ont pas d'argent pour contribuer mais le message est passé et grace à Janghi les maillots sont arrivés. Voici Larissa, autre volontaire de l'association, qui fait la distribution.




Sylvestre gagné par l'enthusiasme transmi par les talibés a decidé d'organiser un tournoi de football en impliquant aussi les talibés des deux autres Daaras avec qui nous collaborons et le 5 Juin, à l'occasion des Journées de Solidarité qu'organise l'ecole de Enfance et Paix en collaboration avec Janghi, il y aura la finale.

Enfin les talibés, de petits mendiants qu'ils étaient sont en train de devenir des enfants qui vivent leur enfance comme tous les autres.